Conception et réalisation de l'AUT sur substrat

Ce qui suit est extrait du document intitulé les Recommandations techniques de l’AUT édité en novembre 2018 (V1) par l’Adivet.

Les constituants du système de végétalisation
Au-dessus du revêtement d’étanchéité, protégé par une protection mécanique tant au niveau des zones cultivées que de circulation, on retrouve comme dans les systèmes de végétalisation classiques :

insérer image coupe 

Les caractéristiques des systèmes d’AUT sur substrat dans le contexte réglementaire

insérer image tableau ou à refaire

Les principes et points d’attention lors de la conception et de la mise en œuvre
Les projets d’AUT peuvent être conduits sur des bâtiments neufs et existants. Tous les projets d’AUT doivent commencer par une analyse de la destination des TT (accessibles, toitures jardins, techniques, inaccessibles) et aux objectifs en termes de circulation (restreinte/professionnels, public). Les toitures-terrasses destinées à accueillir une activité de production agricole doivent être considérées comme accessibles ou, au minimum, techniques au sens du NF DTU 43.1 suivant la manière dont l’activité sera exercée.  De fait seuls les éléments porteurs de type maçonnerie de pente limitée à 5% (et définis au NF DTU 20.12) sont a priori admissibles pour accueillir de l’AUT. Néanmoins, une étude structure particulière réalisée par un bureau d’études et faisant l’objet d’un avis favorable d’un bureau de contrôle peut évaluer au cas par cas l’emploi des tôles d’acier nervurées et du bois comme éléments porteurs.

Le calcul de portance  est un autre élément fondamental à prendre en compte  dans la conception du projet : charges permanentes ( poids du complexe d’étanchéité, de sa protection et du système de végétalisation à CME) + charges climatiques ou d’exploitation.

Dans le cadre de projet sur terrasse existante, compte tenu des règles de pondération complexes, les charges d’exploitation ne doivent pas être considérées comme des charges permanentes. Seul un bureau d’étude structure peut déterminer les charges disponibles pour le projet d’AUT.



Le complexe d’étanchéité
(revêtement et isolant thermique) doit être adapté (pénétration des racines, compressibilité, …), comme des protections mécaniques de l’étanchéité doivent être prévues.

Des dispositifs de prévention de chutes en hauteur conformes à la réglementation, des moyens d’accès adaptés tant pour l’exploitation, l’accueil que pour la sécurité sont certes contraignants mais indispensables.
La conception de chemins de circulation nécessite un grande vigilance au regard de la façon dont va être parcourue la TT.

Dans les réalisations d’AUT, le recours aux jardinières est courant. Elles doivent faire l’objet d’une attention particulière à l’installation qu’elles soient transportables ou non transportables. En termes de sécurité (prévention des chutes en hauteur) il convient de veiller au bon emplacement de celles-ci. De même qu’en termes de calcul charges localisées (surcharges), en termes de soubassement (résistance à la compression et à la déformation) leur installation nécessite beaucoup de précautions.

Au même titre que pour la végétalisation des TT à vocation non comestible, les projets AUT  doivent tenir compte des conditions microclimatiques et de proche environnement :

-          la hauteur du bâtiment ;

-          l’exposition au vent ;

-          la variation de température ;

-          l’absence de pluie ;

-          l’ensoleillement, le phénomène d’ombrage et de réverbération.

Enfin , on retiendra que le substrat (terreaux potagers, terre végétale) , facteur essentiel de la production, répond à des caractéristiques techniques, physico chimiques bien définies.