Entretien des systèmes productifs sur toiture

Outre la dimension d’exploitation propre à ces espaces de production agricole, l’agriculture urbaine lorsqu’elle est pratiquée en toiture-terrasse, donne lieu à des dispositions particulières relatives à l’entretien des ouvrages d’étanchéité. Celles-ci sont décrites dans le NF DTU 43.1 pour le cas du support porteur béton et dans les RP TTV pour les autres supports.
L’entretien est obligatoire et défini dans le Dossier d’Intervention Ultérieure sur l’Ouvrage (D.I.U.O.).

Il est à la charge du propriétaire ou de l’exploitant du bâtiment et doit être formalisé au plus tard à la réception de l’ouvrage par un contrat d’entretien auprès d’une entreprise compétente. Il porte sur l’étanchéité y compris les zones stériles.

L’exploitation de la surface cultivée, quant à elle, doit faire l’objet d’une contractualisation entre l’exploitant et le maître d’ouvrage ou le gestionnaire du bâtiment.

Les dispositions/ outils d’exploitation (ex : apport d’amendement organique ou paillage, travail du « sol », logistique d’accès à la toiture, local technique, bac à compost) doivent être prises en compte dès la conception et maintenues durablement quels que soient les exploitants à venir.

En termes de conduite culturale proprement dite l’AUT, en réponse aux attentes des consommateurs, seréfère à des attentes en termes de qualité qui participent au modèle économique. Ces attentes induisent des pratiques culturales spécifiques. La production agricole sur toiture, hors sol par essence, ne peut se revendiquer de l’appellation « agriculture biologique » applicable uniquement en pleine terre selon le cahier des charges du label AB. Mais les pratiques culturales (travail du sol, lutte biologique) auxquelles elle fait appel, les intrants et la nature du substrat pouvant intégrer des produits de l’économie circulaire (par exemple : compost urbain) permettent d’associer l’agriculture urbaine en toiture sur substrat à ce qu’on appelle l’agriculture écologique.